Le confort thermique écologique

Rédigé le 21 mars 2022 | Catégorie(s) : Actualités

Les isolants biosourcés, qu’ils soient en chanvre, laine, bois, lin … ont l’avantage d’apporter le confort thermique écologique à votre habitat. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Comment ça marche ?

Découvrir le confort thermique

Le confort thermique est le résultat de plusieurs composantes qu’il est possible de scinder en deux parties. La première correspond aux aspects subjectifs, propres à chaque habitant de la maison. La deuxième regroupe les caractéristiques liées à l’environnement intérieur et extérieur.

Critères subjectifs du confort thermique :

Chaque individu dispose d’un métabolisme qui lui est propre, même si la thermorégulation dans le corps humain a le même objectif pour tous : maintenir le corps à 37°C. Seulement, pour arriver à cela, certains vont dépenser plus d’énergie que d’autres et seront donc moins à l’aise dans un environnement froid, ou à l’inverse, dans un environnement chaud. Les raisons sont diverses : quantité de graisses brunes, circulation du sang, fatigue… il n’y a pas deux personnes pareilles !

L’activité des individus influence aussi la sensation de bien être thermique dans la maison. Quelques exemples :

  • La cuisine aura un air ambiant avec une plus haute température lorsque vous cuisinez.
  • Les personnes âgées étant moins disposées à fournir des efforts physiques se déplacent moins, leur métabolisme dégagera moins de chaleur. Elles sont ainsi plus sujettes à la frilosité.
  • Le nombre de personnes présentes en même temps dans une même pièce influence la température ambiante.

Enfin, l’habillement joue un rôle essentiel dans la sensation de confort thermique. C’en est le critère le plus intuitif certes, mais à ne pas oublier quand même (vive les chaussons et les plaides tout doux l’hiver !)

 

Critères liés à l’environnement :

La température de l’air, la vitesse à laquelle il se déplace et l’humidité influencent sur la qualité de vie dans l’habitat.

 

La température :

Elle change selon les températures extérieures au bâtiment et la température des parois comme les vitres, les portes et les sols.

La température idéale varie selon l’utilisation de la pièce :

  • Salle de bain : 17°C inoccupée, 22°C occupée
  • Cuisine, salon, salle à manger, bureau : 19°C
  • Chambre : 17°C

Ces températures augmentent bien sûr en été, mais l’idéal est de ne pas dépasser les 25°C.

Attention à ne pas surchauffer l’hiver car une augmentation de 1 à 2°C entraine une surconsommation d’énergie d’environ 7%. Il faut donc éviter les trop gros écarts de températures, notamment entre les différents moments de la journée.

Pour aller plus loin, voici quelques notions sur la propagation de la chaleur. La chaleur se propage selon trois modes :

La conduction :

La conduction dépend de la nature des matériaux que l’on trouve dans la pièce, directement en contact avec ses habitants mais aussi dans les murs, toitures et planchers. Pour imager, la conduction est responsable de la sensation ressentie lorsqu’on touche du verre (sensation de froid) ou du bois (sensation de chaud).

La convection :

La convection fait référence aux mouvements de l’air froid et de l’air chaud. L’air chaud se déplace vers les hauteurs (car plus légers) tandis que l’air froid descend (car plus lourd). Sans oublier que l’air chaud se déplacera vers l’air froid. Donc sous une toiture, l’air chaud va non seulement monter, mais aura en plus tendance à sortir de la maison (surtout l’hivers !). On ne le répètera jamais assez, la toiture représente en moyenne 30% de la déperdition de chaleur d’un bâtiment.

Le rayonnement :

Le rayonnement correspond à un mode de transfert d’un milieu physique à un autre sans qu’il n’y ai spécialement besoin d’un contact entre les deux. Le milieu accumule des rayonnements et les rejette sous forme de chaleur. C’est le cas par exemple des vitres l’été lorsqu’elles reçoivent les rayonnements du soleil.

schéma de la propagation de la chaleur

La vitesse de déplacement de l’air :

La vitesse de l’air impact les échanges de chaleurs entre le corps et l’environnement et peu donc créer des sensations désagréables lorsque celle-ci est trop élevée.

Attention donc aux courants d’air dans la maison !

 

L’humidité :

L’humidité quant à elle influence les fonctions respiratoires. Elle favorise également le développement d’organismes dont on se passerait bien dans la maison ! Le taux d’humidité dans une maison est accepté entre 40 et 60 % d’humidité dans l’air.

 

Une isolation adaptée pour plus de confort thermique

Une bonne isolation réduira au mieux les ponts thermiques. Ces derniers sont les espaces où l’isolation s’interrompt et où la chaleur circulera pour sortir de l’habitat. Au niveau des ponts thermiques il y a donc des pertes de chaleurs non négligeables. Plusieurs solutions existent pour réduire cette perte de chaleur :

Les isolants biosourcés pour les murs, planchers et sous-toitures ont de bonnes caractéristiques thermiques (à retrouver dans nos précédents articles et sur notre chaîne Youtube).

Pour les fondations, il existe des solutions comme le MISAPOR par exemple qui isole en sous-fondation (rdv le 1er avril pour les professionnels à l’occasion d’une visioconférence pour en découvrir plus sur ce matériau).

 

Pour un bon confort thermique l’été et éviter de mettre la clim, il est important de bien isoler la maison, notamment de l’humidité, car plus l’air est chaud et humide, moins il est agréable. Tandis qu’un air chaud et sec est souvent plus supportable à l’intérieur de la maison.

Aussi, l’intérêt d’ajouter une isolation biosourcée aux murs de la maison (sur un mur en pierre par exemple) est de ralentir la transmission de la chaleur de l’extérieur vers l’intérieur. C’est ce qui correspond au déphasage, une caractéristique de l’isolant importante pour lutter contre les vagues de chaleur de plus en plus nombreuses.

 

L’hiver, la circulation de l’humidité dans les murs, toitures et plancher est importante car la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur peut provoquer de la condensation à l’intérieur du système constructif. Les isolants biosourcés ont une faible perméabilité à l’eau et à l’humidité.

 

L’endroit de l’isolation, le type d’isolation, les matériaux déjà existants dans votre maison sont autant de critères qu’il y a de systèmes constructifs différents. Le choix de l’isolant est donc important pour atteindre le confort thermique souhaité.


Pour les professionnels : Biosfaire vous propose des matinées pour en apprendre plus sur les isolants biosourcés et choisir l’isolant adapté. Ces matinées se dérouleront le 18 mars à Nantes et le 28 octobre à Angers, de 9h45 à 12h30.

Pour aller plus loin : L’isolation thermique écologique, un livre de Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey, des Editions Terre Vivante. Disponible chez Biosfaire